Deuxième session ordinaire au titre de l’année 2017 du Conseil Régional

Posté par Souleymane le 8 août 2017 à 14:20 dans Les activités du Conseil Régional, Sessions et délibérations | 58 vues

Ouverture de la 2ème Session Ordinaire

Notre deuxième session  ordinaire, qui s’ouvre en cette veille d’installation hivernale, s’inscrit dans un contexte particulier d’austérité économique et de vulnérabilité généralisée de nos laborieuses populations durement affectées par les effets des crises nutritionnelle, alimentaire et sécuritaire.

 

Les sessions ordinaires et extraordinaires sont les cadres et moyens institutionnels, qui assure le fonctionnement normal et régulier de notre institution.

Elles permettent aux exécutifs de communiquer avec l’assemblée régionale et à la population, sur la mise en œuvre des délibérations et des activités courantes.

L’ordre du jour de la présente session ordinaire comprend :

  1. L’examen et l’adoption des résultats issus de l’atelier préparatoire et d’installation du cadre régional de concertation des collectivités territoriales de Diffa, la COCOTED, après rapport de nos commissions spécialisées du conseil;
  2. L’Examen du projet de la création de la Taxe Environnementale Régionale (TER) ;
  3. La Présentation et adoption du don de véhicule 4×4 par CARE et l’Union Européenne ;
  4. L’Examen et adoption du partenariat avec le Comité Olympique et Sportif National (COSNI) pour l’organisation d’une semaine sportive en faveur de la paix, sous le haut patronage de SE M le Président de la République ;
  5. La création et l’autorisation de pourvoi aux postes du conservateur du musée régional;
  6. Le renouvellement des membres du conseil économique et social (CESOC) ;
  7. divers

 

En cette veille de l’aboutissement du processus du transfert des compétences et des ressources des domaines de la santé, de l’Education, de l’Hydraulique et de l’Environnement, la création de la COCOTED vient à point nommé, et c’est une performance inédite dans l’histoire et dans l’éveil de nos Collectivités Territoriales, pour l’harmonisation et la coordination du développement.

A notre actif également, on peut citer aussi avec grande satisfaction, la vitalité du partenariat avec CARE et Niger espoir qui a permis de trouver les moyens de la traduction concrète des recommandations du rapport de l’étude sur les vecteurs et cycles de conflits dans la région à travers les actions ci-après :

  • L’appui aux mécanismes existants que la chefferie coutumière et les structures du code rural : COFODEP, COFOCOM et COFOB ;
  • L’appui au comité régional de paix et de sécurité du conseil régional, en lui apportant des appuis institutionnels multiformes (fonctionnement, élaboration d’un système d’alerte en matière de sécurité communautaire relie aux communes ;
  • L’appui aux activités sportives et culturelles par l’organisation des compétitions communales, départementales et régionales ;

Les perspectives sont nombreuses et prometteuses et sont dominées au-delà des divers programmes et projets d’urgence, de relèvement et de résilience des communautés en chantier,  le lancement imminent des activités de projet jeunesse Diffa PJD, sur le financement de l’AFD, dont le Conseil Régional joue un rôle de leader au niveau supra local ;

Toutes fois, les défis sont énormes au vu de la limitation des ressources de la région. C’est pourquoi nous devons activer, tous les dispositifs légaux à notre disposition, pour mobiliser les ressources propres de la région afin de financer nos actions de développement ;

La  Taxe Environnementale Régionale (TER), que je soumets à votre appréciation, est conforme aux dispositions du Code Général des Collectivités Territoriales en son Article 224 Section 1, du Chapitre II, des Ressources et des Charges des Collectivités Territoriales ;  Et en son article 234, sur les impôts et taxes propres à la région. Cette taxe se  justifie par un double intérêt environnemental et financier.

D’abord la TER, constitue à nos yeux la meilleure communication pour attirer l’attention des exploitants et des autres usagers des effets pervers sur l’environnement des faits anthropiques et des catastrophes naturelles, et leur impact sur le cadre de vie du citoyen,

Et ensuite, cette taxe nous permettra d’investir pour lutter contre le changement climatique, créer de l’emploi, restaurer les terres dégradées, créer des nouveaux services et améliorer le cadre de vie.

Cette taxe concernera aussi bien le commerce du bétail sur pied, que les camions de marchandises et les véhicules légers en transit ou à l’export, dans la région.

De même le conseil régional, conduit inexorablement la construction du musée régional qui vient de bénéficier de la construction sur son site au profit de la jeunesse d’un centre multifonctionnel pilote de l’autonomisation des jeunes, sur financement du PNUD.